Enquête relancée sur la tuerie de Chevaline : un pistolet retrouvé

Enquête relancée sur la tuerie de Chevaline : un pistolet retrouvé — photo Veer Mickey Shah

Une découverte qui relance l’enquête

Le 20 août 2026, des touristes britanniques ont remonté un pistolet Luger au fond du lac d'Annecy, suscitant des espoirs quant à l'identification de l'arme utilisée lors de la tuerie de Chevaline. Cet événement, survenu le 5 septembre 2012, a entraîné la mort de quatre personnes : Saad al-Hilli, sa femme Iqbal, sa belle-mère Suhaila, ainsi qu'un cycliste, Sylvain Mollier. Chacune des victimes a été abattue de plusieurs balles dans la tête, laissant place à une énigme criminelle parmi les plus complexes de l'histoire récente de la France.

Les résultats des analyses en attente

Les premières constatations effectuées sur le site de cette découverte indiquent que l'arme retrouvée a été remontée à une profondeur d'environ deux mètres. Cependant, les enquêteurs n'ont pas encore déterminé si cette arme est liée au quadruple meurtre. Selon des informations relayées par plusieurs sources, il s'agirait d'un modèle P08, dont le calibre est de 9 mm, tandis que l'arme recherchée dans cette affaire est un Luger P06 de calibre 7,65 Parabellum.

Des pistes à explorer

Le travail de recherche se poursuit pour retracer le parcours potentiel de ce pistolet, d'autant plus que seuls 7 680 exemplaires de ce modèle spécifique ont été produits. La juge d’instruction Sabine Khéris a ordonné que des analyses soient réalisées sur l'arme, une tâche qui pourrait prendre plusieurs semaines. En parallèle, les experts continuent de s'intéresser à un certain nombre de pistes, y compris celle d'un tireur très expérimenté ou d'un tueur fou.

L'impact de cette découverte sur l'enquête

La découverte de ce pistolet au fond du lac d'Annecy relance le débat sur un possible lien entre l'arme et les meurtres. Les enquêteurs scrutent attentivement les détails, y compris des éléments de compatibilité avec les douilles trouvées sur les lieux du crime. Des dizaines d'armes de type Luger ont été saisies en France dans le cadre d'autres enquêtes, dont certaines appartenaient à des personnalités connues. Malheureusement, même avec de nouvelles pistes, l'absence d'une arme confirmée du crime fait que les questions demeurent sans réponse, alors que ce mystère s'étend désormais sur quatorze ans.